Château d’Ainay-le-Vieil, portrait de Colbert dans un salon du château
Château d’Ainay-le-Vieil, jumelage Domaine de Maryino, vue extérieure de la façade ensoleillée
Château d’Ainay-le-Vieil, jumelage Domaine de Maryino, vue extérieure de la façade ensoleillée
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De l’État comme l’un des Beaux-Arts

Les Colbert au service de la France

Colloque

Samedi 24 septembre 2022 • Château d’Ainay-le-Vieil

Ainay-le-Vieil raconte l’histoire de France car son histoire montre que de tout temps le château ou la famille ont été proches du pouvoir et ont participé à des événements qui ont construit la France. Que ce soit des batailles comme Bouvines, la Guerre de 100 ans, le siècle de Louis XIV, la Révolution française, l’épopée napoléonienne et plus récemment les guerres du XXe siècle, Ainay  raconte cette histoire de France dans ses murs et dans ses souvenirs de famille : Jean-Baptiste Colbert, la Reine Marie-Antoinette, l’Empereur Napoléon Ier et le général Auguste de Colbert.

Ce colloque s’inscrit donc naturellement dans le cadre du château d’Ainay-le-Vieil qui possède de nombreux souvenirs des Colbert ; il est destiné à mettre en valeur le rôle joué par les Colbert dans l’histoire de France, dans la politique de leur époque et dans l’art mis au service du pouvoir politique.

Son objectif est de montrer au travers des Colbert, l’extraordinaire richesse et la créativité des arts au XVIIe siècle, d’approfondir et de confronter les connaissances des spécialistes sur l’art de cette époque et d’éduquer le public d’amateurs et d’érudits qui participera à cette journée d’étude.

Programme

9 h 15 – Café d’accueil

9 h 30 – Mot d’accueil et remerciements aux intervenants et aux participants de Marie-Sol de La Tour d’Auvergne Vice-Présidente de la Fondation des Parcs et Jardins de France et Présidente Emeritus de French Heritage Society et Arielle Borne, propriétaire du château d’Ainay-le-Vieil.

9 h 45 – Introduction de Dominique Brême, directeur du musée du Domaine départemental de Sceaux, département des Hauts-de-Seine, modérateur du colloque.

I – Famille, carrières et sociabilités

10 h Joseph de Colbert, historien

Les Colbert, histoire d’une réussite familiale. Cette communication se propose de mettre en valeur le rôle joué par les Colbert avant et après l’accession de
Jean-Baptiste Colbert à la fonction de principal ministre de Louis XIV. 

10 h 40 – Ariane James-Sarazin, conservatrice générale du patrimoine, directrice adjointe du musée de l’Armée, Paris

Les portraits des Colbert et des Colbertides : l’autre galerie de Versailles. Contrairement aux Louvois-Le Tellier dont les effigies ne sont pas pléthore, les Colbert et leur parentèle furent des clients assidus, et par là-même des soutiens, voire des protecteurs, de la fabuleuse triade – François de Troy,
Nicolas de Largillierre, Hyacinthe Rigaud – qui révolutionna le genre du portrait entre les règnes de Louis XIV et Louis XV. C’est ainsi que se forgea une justification par l’image des ambitions tant politiques que culturelles d’une lignée d’exception.

11 h 10 – Pause

 

11 h 20 – Nicolas Sainte Fare Garnot, directeur honoraire du musée Jacquemart-André, Paris

Versailles contre Paris. Versailles fut la grande affaire de Louis XIV et personne n’en doute, mais on sait moins que ce choix ne convenait pas à
Jean-Baptiste Colbert et qu’il tenta même de s’y opposer.

12 h – Loÿs de Colbert, fondateur et administrateur de la Fondation Colbert – Institut de France

La Fondation Colbert. Créée le 15 avril 2019 et abritée par l’Institut de France, la Fondation Colbert a pour vocation de soutenir des projets économiques, scientifiques, sociaux et culturels s’inscrivant dans l’héritage de Colbert et tournés vers l’innovation en France.

12 h 30 – Déjeuner libre

II – Entre Paris et Sceaux : les Colbert et les arts

14 h 30 – Bénédicte Gady, conservatrice du patrimoine, département des Arts graphiques, musée des Arts décoratifs, Paris

Charles Le Brun et Jean-Baptiste Colbert à l’église Saint-Eustache. Cette communication présentera les différentes interventions de Charles Le Brun dans l’église de Saint-Eustache à Paris, dont Colbert était paroissien et marguillier. Elle proposera l’identification d’un carton préparatoire à “la bannière de Saint-Eustache”, bannière de procession aujourd’hui disparue.

15 h 10 – Dominique Brême, directeur du musée du Domaine départemental de Sceaux, département des Hauts-de-Seine

Sceaux, le “Versailles” de Colbert. En 1670, le Grand Colbert achète la seigneurie de Sceaux. Il charge très vite André Le Nôtre, Charles Le Brun, Jean-Baptiste
de La Quintinie et quelques autres d’en faire l’une des plus belles “maisons” de campagne située aux abords de Paris. Colbert de Seignelay achèvera de lui donner tout son lustre. Petite histoire d’un grand projet.

15 h 50 – Pause

16 h – Céline Barbin, conservatrice du patrimoine, musée du Domaine départemental de Sceaux, Hauts-de-Seine

Sceaux : un musée de sculpture à ciel ouvert. Si
Jean-Baptiste Colbert confessait ne prendre plaisir qu’à l’enrichissement de sa bibliothèque, l’ornement de ses propriétés, au premier rang desquelles le parc de son château de Sceaux, témoigne pourtant du rôle indispensable joué par les collections de sculptures pour un homme de son rang. 

16 h 40 – Alexandre Gady, professeur des universités, directeur du musée du Grand Siècle, département des Hauts-de-Seine

D’un Colbert l’autre. L’hôtel de Seignelay au faubourg Saint-Germain. Parmi les nombreuses “maisons Colbert” de la capitale, celle habitée par son petit-fils rue de Bourbon (actuel 80, rue de Lille) durant la première moitié du XVIIIe siècle mérite une relecture de son architecture et de sa distribution. Celle-ci est rendue possible par de nouvelles recherches d’archives, mais aussi une grande restauration en cours.

17 h 20 – Échanges avec le public

17 h 45 – Mot de clôture par Dominique Brême.

Le château d’Ainay-le-Vieil

Le château, construit sur un site gallo-romain est fortifié dès le Haut Moyen-Âge. Il est situé sur la zone frontière qui séparait les domaines Francs de ceux d’Aquitaine et plus tard ceux des rois de France des territoires anglais. Cette position a donné au château une importance stratégique particulière jusqu’à la fin de la Guerre de Cent Ans et elle explique l’importance de la dimension de sa double enceinte maintenant disparue. Il s’agissait d’une place importante pour le royaume, construite au XIIIe siècle et confiée à la garde de personnages proches des rois de France :
Bourbon, des Barres, Sully, Culant. 

En 1467, les Seigneurs de Bigny qui occupaient des fonctions importantes auprès du roi Louis XI achètent Ainay. Vers 1500, Claude de Bigny, gouverneur de la Bastille fait construire à l’intérieur de l’enceinte un logis Renaissance encore très marqué par le gothique.
Il décore les intérieurs avec de magnifiques cheminées. Dans une tour, son fils Gilbert crée une chapelle de la Renaissance avec un plafond à caissons sculpté dans la pierre, et des peintures murales montrant les Seigneurs de Bigny et leurs épouses en prières. Les scènes de la vie du Christ attribuées à Jean Boucher et son école datent du 17e.

Depuis cette époque, leurs descendants habitent toujours le château.

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