Un Château médiéval et Renaissance

Le château d’Ainay-le-Vieil est une forteresse de plaine datant du XIVe siècle et située dans le Cher (18).

Le château a été construit sur l’emplacement d’une forteresse du XIIème, au cœur du village. De l’époque féodale subsiste une enceinte sertie de remparts crénelés à neuf tours équipées de meurtrières, et d’un chemin de ronde. L’entrée de la forteresse est défendue par un puissant châtelet qui, outre un système d’assommoirs, était pourvu d’un pont-levis. Il est aujourd’hui remplacé par un pont dormant.

Les douves, toujours en eaux, correspondent à un ingénieux système de canaux arrosant les jardins. Le donjon a disparu à la Renaissance pour être remplacé par un corps de logis. Le château d’Ainay-le-Vieil présente deux parties, l’une médiévale et l’autre pré-Renaissance.

Découvrez Le Château d'Ainay le Vieil

Découvrez une forteresse médiévale invaincue

L’édifice fortifié couvre un demi-hectare et a peu subi de modifications au XIXème siècle. A vocation militaire, il abritait des hommes d’armes.

La poterne du XIIIème siècle est composée de 2 tours percées de meurtrières et de 2 étages. Entre ses 3 arches ogivales qui ouvrent sur la porte, des espaces pour l’assommoir et la herse ; en haut de la façade, deux longues ouvertures laissaient passer les bras du pont-levis; une rangée de corbeaux supportait les hourds, système de coursives provisoires en bois d’où l’on pouvait arroser le pied des murs.

La visite fait découvrir le corps de garde situé au dessus de la porte. Puis, les créneaux et merlons du chemin de ronde, sans parapet côté intérieur pour accroître la visibilité des soldats, qui traverse plusieurs tours de défense. Ces remparts offrent des points de vue remarquables sur le système de canaux qui alimente les douves et sur la forêt de Tronçais.

Ce chemin est interrompu par le château Renaissance créé début XVème pour apporter lumière et confort à ses habitants.

Découvrez le logis Renaissance

La façade est marquée par une forte influence italienne : le lanternon de la tour d’honneur, les 2 loggias par exemple. L’abondante décoration sculptée de la façade et de la tour est inspirée d’une imagerie familière à l’époque gothique où le fabuleux, voire le surnaturel, voisine avec le réalisme : des gargouilles, des monstres, des fleurs, des animaux, des personnages, la fée Mélusine… Le fronton porte les armes Bigny, celles de la famille qui a fait construire ce logis.

A l’intérieur, le grand salon est remarquable par sa cheminée décorée en l’honneur d’Anne de Bretagne et de Louis XII, une des plus belles du Val de Loire ; la chapelle est intéressante par ses éléments architecturaux –plafond à caissons sculptés—,  de belles fresques attribuées au peintre Jean Boucher et sa suite, et des vitraux dus à Lécuyer, maître verrier qui a travaillé sur la cathédrale de Bourges.

La visite est jalonnée de souvenirs historiques et familiaux et d’anecdotes transmises de génération en génération.