Biennale des artistes et artisans du patrimoine

Cette édition 2016 de la biennale des artistes et artisans du patrimoine s’est avérée intéressante, à l’image des éditions précédentes.   Cette année, la thématique commune à tous les exposants était aux antipodes de la météo, c’est-à-dire chaleureuse.  Présentés dans les anciennes écuries du château et dans la cours, « les métiers de la laine » présentaient différentes étapes de la collecte, de la transformation et de l’exploitation de la laine.

Le clou du spectacle a sans-doute été la tonte de trois brebis des Pyrénées, surprenantes de docilité, malgré leurs cornes en tir-bouchon.  Entre deux tontes, le berger Maxime et la bergère Valérie ont animé une causerie sur ce qu’est être un berger aujourd’hui.  Aventure passionnante où le berger développe une sorte de jeu avec ses brebis.  Elles cherchant à « manger toute la montagne », et le berger devant gérer les différents pâturages, tout en protégeant les brebis du loup toujours à l’affût.

Cette passion pour son métier est également partagée par l’ensemble des exposants. Chacun son métier, sa technique, son style. Mais tous partagent la passion de la matière première. Et chacun de vous expliquer les propriétés de la laine. On découvre que le poil de la brebis est très inégal. Il y a la laine, douce et aux propriétés thermiques recherchées. Il y a aussi le jarre: poil, qui recouvre et protège des intempéries. C’est également le moment de corriger les erreurs colportées par des journalistes renseignant insuffisamment leurs sujets. La fabrication du mohair serait douloureuse pour les lapins angora selon un documentaire récent sur une radio nationale. Faux! Peut-on découvrir à Ainay-le-Vieil. Ce n’est pas un arrachage du poil, mais une sorte d’étrillage du lapin angora, qui est effectué. Les propriétaires de chats à poils longs sauront faire la différence. D’ailleurs le lapin angora apprécie ce traitement, après lequel il retrouve son appétit.